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LES
OGM, ENTRE INTÉRÊTS ET RISQUES.
Une
nouvelle technologie donnant naissance aux organismes transgéniques
a secoué le monde de la science. Ces organismes génétiquement
modifiés (OGM) contenant un gène supplémentaire,
soit transgène, sont des bactéries, des végétaux
ou bien des animaux.
Le gène étranger doit être associé
à un vecteur d'expression -une séquence d'ADN
spécifique indispensable à l'expression de
ce gène- appartenant à une cellule bactérienne
ou une cellule de jeunes embryons d'une plante ou d'un animal.
Le transgène est ensuite transmis à toutes
les cellules, somatiques ou sexuelles, issues des divisions
de la cellule modifiée, pour ainsi faire partie du
patrimoine génétique des générations
suivantes.
La transgénèse est utilisée dans un
but thérapeutique, ex: synthèse de protéines
par les OGM comme les facteurs de coagulation nécessaires
aux hémophiles, ou bien l'insuline.
Les premiers organismes transgénèses sont
les bactéries, puis la pratique a été
étendue à des cellules de mammifères
en culture; ainsi en 1982 une souris transgènique
géante avait le gène codant pour l'hormone
de croissance d'un rat ; en 1987, les glandes mammaires
de brebis synthétisent un facteur de coagulation
humain. Jusqu'ici tout allait bien, les choses ont changé
lorsque cette technique a été élargie
à l'agroalimentaire; ex: des porcs avec des gènes
permettant d'avoir une viande moins grasse ; des fraises
exprimant un gène de poissons de l'Antarctique conférant
une meilleure résistance au froid ; des pommes de
terre contenant un gène de grenouilles, des plantes
avec des gènes de scorpions, pour une meilleure résistance
aux insectes. Cette utilisation abusive inquiète
les scientifiques et surtout les consommateurs. Les études
d'un grand biochimiste anglais, portant sur des souris nourries
pendant 10 jours avec des pommes de terre génétiquement
modifiées ont montré que ces animaux étaient
sujets à une hypersécrétion hormonale,
une hypertrophie du foie et un mauvais développement
du cerveau. Malgré les efforts des écologistes,
des biologistes et des professionnels de la santé,
les plantations d'OGM augmentent de jour en jour. Certes
les organismes transgèniques pourraient subvenir
aux besoins des pays du Tiers Monde, mais il faudrait au
préalable approfondir les recherches pour réduire
les risques liés à leur consommation.
Khaldoun
Rachida Lamia tcbm Dergana
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