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L'Impérialisme
de la Mort
La Palestine se meurt. Jour après jour, l'occupation
israélienne " nous " tue. Et nous restons là ne sachant
que faire ni comment réagir. Nous regardons " notre " peuple
souffrir de l'infamie, tomber à terre, sur cette noble terre
maculée de sang, se relever fier et combattre, résister
jusqu'à la mort.
Pourtant petit à petit, de " nos " frères nous nous éloignons,
dans la banalité quotidienne et les images toujours pareilles
de celui qui dit " non " la pierre à la main, se soulève
en criant que Dieu est grand, puis tombe sous les lâches
rafales de l'occupant.
Que faisons-nous pour eux, eux qui font tant pour nous,
si ce n'est nous " habituer " à leur râles de martyrs en
poussant impuissants quelques soupirs. N'est-ce pas " notre
" terre qu'ils défendent.
N'est-ce pas " notre " honneur qu'ils protègent.
Et nous que faisons-nous…….nous nous habituons.
Certes nos moyens sont limités mais non inexistants.
Nous pouvons ne pas nous résigner, dire, écrire, crier,
donner, mais surtout éduquer, instruire, agir en amont sur
les consciences et en aval selon les circonstances, se mobiliser
sans relâche pour confondre leur voix et la notre, refuser
les compromis perfides et affirmer sans ambages que la terre
de Palestine est notre, et que sa capitale éternelle est
" El Quods ".
Nous devons former un front uni face aux attaques incessantes
et répondre par la même aux campagnes de désinformation
menées par les sionistes et leurs alliés. Mais si les stratégies
de communication servant une politique déterminée sont un
premier rempart bâti dans l'urgence, nous devons dans le
temps même assurer nos arrières par la mise en place d'assises
éducatives saines et novatrices. Il faut absolument comprendre
que notre salut viendra du savoir et de la maîtrise de ce
dernier. Car si la puissance de frappe est un avantage certain,
la puissance économique, technologique et culturelle sous
toutes ses formes en est un de plus percutant et de plus
décisif. Comme l'écrit Djubrân Khalìl Djubrân : " L'école
est le creuset des penchants et le cristallisoir des tendances
", Il est donc impératif pour cette bataille et pour toutes
les autres, présentes et à venir, de rénover et potentialiser
notre système éducatif en faisant évoluer les mentalités
vers la recherche du beau et l'exaltation de l'esprit d'innovation
et de création.
Le monde ne cesse d'évoluer et la politique ne connaît point
l'honneur de la parole donnée, mais l'intérêt stratégique
des marchés à conquérir.
Le pouvoir aujourd'hui se déplace avec les lieux où l'argument
économique est le plus convaincant. Les contre-pouvoirs
de l'hégémonie n'existent plus ou du moins sont-ils inopérants.
Nous devons lutter jour après jour dans tous les domaines
et trouver les moyens de porter notre combat là où l'écho
est meilleur, sur la place publique via les récentes technologies
de communication et les nouvelles autoroutes de l'information.
Car les médias occidentaux, véritables sangsues à l'affût
de sang frais, instruments de propagande " intelligente
", ceux-la même qui accourent en " Live " pour dénoncer
les conditions de vie abominables des chats malgaches, ces
missionnaires de la charité, de la justice, de la liberté
et accessoirement du Dollar, du taux d'audience et des coupures
pub, ces médias traitent une question aussi délicate et
importante que la situation au Proche-Orient avec une partialité
ignoble, à peine voilée, dans une tacite volonté de nuire
à l'image des musulmans en général et à celle des palestiniens
en particulier, les présentant dans une ingénuité fallacieuse
non comme un peuple opprimé luttant pour ses droits, mais
comme des agitateurs incivils, de dangereux terroristes
représentant une " menace " pour la sécurité de la grande
et innocente Israël, terre de la démocratie exemplaire.
Et voilà que se succèdent sur leurs plateaux d'éminents
" spécialistes ", d'augustes " analystes ", véritables cours
des miracles de l'hypocrisie et de la vilenie, exposant
doctement leurs thèses partiales et accusatrices, en soupirant
de temps à autre pour accentuer leur peine et leur désarroi
fourbes, parlant de cette paix que les doux et pacifiques
israéliens veulent tant et que ces ignobles intégristes
palestiniens sabordent incessamment, s'interrogeant si finalement
Arafat n'aurait pas succombé à ses " Vieux démons de l'OLP
" visant à détruire l'état d'Israël. Mais comment peut-on
avoir la bassesse d'opposer des enfants lanceurs de pierres
aux balles meurtrières de la quatrième puissance armée au
monde. Comment peut-on décemment opposer un " pays " sans
force et sans frontières à une puissance nucléaire. Comment
peut-on parler de la crainte d'attentats lorsqu'on sait
Sharon l'assassin et lorsqu'on connaît Sabra et Chatila.
Alors qu'Israël sous le " commandement " de Sharon le charognard
intensifie les destructions, les assassinats, les déportations,
les bouclages, les expropriations, les humiliations, les
tueries d'enfants, attaquant sur tous les fronts, militaire,
politique, économique, médiatique, peut-on dans ces conditions
parler de paix à un peuple désarmé, portant pour seule arme
sa foi et sa détermination et tombant jour après jour sous
les balles assassines dans un flot macabre ininterrompu.
Pourtant, cela n'émeut personne.
La " communauté internationale " qui lorsque ses intérêts
se trouvent menacés en quelques points du globe que ce soit
se hâte d'intervenir pour défendre "l'opprimé" et restaurer
"le droit et la démocratie", semble tout à coup indifférente
à l'extermination du peuple palestinien.
Et dire que toutes les résolutions de l'honorable ONU attendent
depuis des années que les bienveillantes " puissances "
veuillent bien exprimer ce même zèle dont elles font preuve
lorsqu'elles étouffent l'Iraq et assassinent son peuple
à coup de bombardements et de sanctions économiques, alors
que les résolutions de cette même institution concernant
le retrait des troupes d'occupation israéliennes demeurent
sans effet depuis des décennies.
Personne n'est dupe. Si la mise en scène est savamment orchestrée,
tous savent les tenants et les aboutissants de la politique
de chacun. Cette passivité, cette lâcheté, cette indifférence
des " puissances " n'est pas un aveu d'impuissance, bien
au contraire, cela prouve leur complicité et leur soutien
sans réserve à l'état qui a choisi un criminel de guerre
pour premier ministre.
Qu'on cesse de nous parler de l'inviolabilité de la vie,
de bon sentiments et de droit international, de criminels
de guerre et de TPI, de solidarité et de sanctions internationales,
lorsque l'odeur fétide de leurs intérêts à protéger, des
milliards à encaisser, et de l'uniformité à imposer continuent
à semer la mort.
Tout cela n'est que verbiage stérile et savante manipulation.
l'humanitaire dont se glorifient les gendarmes du monde
n'est qu'une sombre façade et une ignoble tromperie, destinée
à tempérer les réactions de leurs opinions publiques nationales
et étendre par la même leurs zones d'influence.
L'ONU ne sert que de couverture à leur infâme politique,
installant les dictatures qui leur conviennent en destituant
celles qui les dérangent.
Il n'y a jamais eu hier, comme aujourd'hui et demain de
droit des peuples. Il n'existe que l'instrumentation du
droit international selon la politique des " deux poids-deux
mesures ", selon l'intérêt, encore et toujours.
Sinon comment expliquer que face aux exactions quotidiennes,
aux meurtres, à la torture, la demande réitérée de protection
du peuple palestinien par des forces internationales ait
subi à chaque fois le veto des Américains. Il est vrai soi-dit
en passant que républicain ou démocrate, nul président de
cette grande nation de " Liberté " ne saurait se faire élire
sans l'appui des médias et milliards du lobby juif . Et
puis d'ailleurs, quoi de plus rassurant pour les Américains
qu'un puissant allié dans la région, maintenant sous " contrôle
" les pays arabes.
N'est-ce pas là un plus subtile moyen que l'intervention
directe, leur permettant de conserver cette position privilégiée
de " juge et partie " dans un jeu de dupe international,
où les états arabes au zénith de leur impuissance, jouent
les figurants, laissant la Palestine à son triste sort,
chaque jour meurtrie davantage par l'acharnement morbide
de l'ignominie.
Mais comme le dit le proverbe, notre sagesse est que tout
est écrit, et la liberté fut toujours enfantée dans la douleur.
Notre foi en l'avenir n'a jamais souffert et le jour viendra
inéluctablement. A nous de nous unir et presser le pas pour
aller à sa rencontre. A nos livres…….
Zinki
d'Edess
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