Deux gosses se sont faits descendre à la rue Hassiba Ben Bouali, les
rumeurs se sont propagées comme un filet de dynamite, qui explosa dans
nos entrailles affaiblies, où
nos cœurs furent encore une fois essorés, alors que le sang qui a dû
jaillir de leurs viscères nos arrosa le faciès, et nous serons tous
bénis par la pureté de leurs corps.
Une malédiction inventée par la main des hommes, se fera entendre à
Belcourt, or des passants inconscients insoucieux et communs, durent
subir ses éclats, et en
garder le triste souvenir, d’une patrie gangrenée par la corruption,
la cupidité, et l’ignorance. Un extrémiste, d’un genre accablant, se
fera propager au deuxième tour, par un peuple, qui se définissait, pionnier
des édits de la république, à définir ; Liberté,
fraternité et égalité.
Bir Khadem, Nous renversa vers nos souvenirs psychotiques, et apporta
à notre mémoire une fraîcheur puante et dévastatrice, où nous fûmes
comme des bâtards délaissés un
beau matin devant un couvent satiriquement solennel, et une lettre accomplira
ce délit, par un petit mot sincèrement vulgaire, où le papier portera
avec nonchalance ceci : «
Cet enfant est l’enfant de personne. »
Des élections se tiendront au-delà des espérances des gens sensés, au-delà
du refus majoritaire d’une classe réprimée, au-delà d’une doctrine citant
les bienfaits de la
démocratie, au-delà d’une région effacée par une machination malicieusement
conspirée, au-delà du vœu d’une mère d’un ami de pouvoir admirer des
résultats, sans traîtrise, ni lâcheté. Une Palestine déjà remplacée,
par un problème d’ordre grave et vital, d’intérêt suprême et crucial,
à citer que si David embrasserai Angéla dans la piscine, ou si Lesley
s’entendrai avec Félicien sur l’importance de la femme dans le mouvement
libertin, et si Kamel serai le premier à quitter la demeure tant convoitée.
Par ces paragraphes insensés, je tenais à vous résumer la semaine qui
vient, sans notre accord, s’écouler sur nos corps, tant vulnérables,
et tant ennuyés par la rediffusion
spontanée de nos souvenirs errants entre le doute et l’amnésie. Et encore
plus ennuyés par la rediffusion systématique à l’approche de la saison
chaude du feuilleton
télévisé : « Highlander ! » Apparemment, immortel, il l’est.
Et au milieu de toutes ces pitreries, des enfants ont souris, des enfants
ont rit, des enfants ravagés par la maladie ont pu se sentir dans la
peau de personnages sains,
des enfants ont oublié l’odeur martyrisante des couloirs à la couleur
nacrée, des enfants se sont évadés de leurs cellules hospitalières,
des enfants se sont marrés devant
les visages coloriés de clowns à l’humour fantaisiste et contagieux.
Le sourire fût rendu à des faces apathiques, habituées à la confrontation
douloureuse d’un processus pathologique cruel, et parfois meurtrier,
et le défi fût fièrement relevé, grâce à une petite bande de joyeux
loufoques, délirants et dérisoires, futés et compatissants, rêveurs
et ambitieux, humanistes et sincères, grâce à une volonté commune et
un dévouement total, pour le bien-être éphémère de petits anges déchus,
mais espérant graver leurs mémoires par une image spécifique d’une Algérie
jeune et solidaire,
d’une Algérie savante et intellectuelle, d’une Algérie propre et saine,
d’une nouvelle Algérie.
A
travers cette médiocre nouvelle, je tiens à remercier tout les membres
du Souk, pour cette action subtilement accomplie, en cet inoubliable
vendredi 26 avril, et à toutes les âmes charitables qui par leur générosité
nous apportèrent l’aide nécessaire pour la réalisation de ce projet
qui nous tenait tous à cœur. Ce n’est pas la première fois, ni la dernière,
du moins on l’espère, qu’un groupe d’étudiants tentent, tant bien que
mal, de rendre le sourire à des enfants malades.
Merci.
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