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L’Université
n’est plus
Morte avant que d’être, l’université Algérienne n’a pas fait long feu. De vétustes et de nouvelles bâtisses où l’on peut lire en grandes lettres son nom sont dispersées dans nos villes.
Des foules compactes d’étudiant se massent dans ces universités.
Mais qu’en sort -ils? Des milliers de diplômés voués au chômage.
Que valent les diplômes? Une thèse de plus...pour rien.
Il s’agit d’une réalité amère, d’un état des lieux qui peut
sembler complaisant!A voir la situation aujourd’hui, l’image d’un corps sans âme s’impose d’elle même. En effet où sommes nous de ces lieux où le savoir et la science sont maîtres? Où sommes nous de ces sanctuaire de la pensée? L’université d’où doit jaillir la lumière des esprits, né de la confrontation des idées n’est plus. La locomotive qui doit marquée le pas, rythmé le mouvement et orienter la cité s’est décidée à l’immobilité. L’étudiant lui est transformé en éponge. On le sature d’information pèle mêle. Des cahiers s’empilent, l’examen est proche, vite vite , et voilà plus rien. Au suivant? Encore un autre. Pauvre innocent, ou malheureux inconscient. Il termine un cursus, des connaissances existent mais comment s’en servir. On lui demande et à juste titre de répondre à des problèmes mais lui ne s’est répondre qu’à des questions d’examens.
Rien ne va plus...
Peut on s’en étonner?
Le jour où l’on parlera à l’esprit et à la mémoire. Où l’on sera capable d’évaluer des besoins, de fixer des objectifs, d’ investir les moyens, de valoriser les hommes de savoir.
Ce jour la, on comprendra pourquoi une cité sans université n’a aucune chance de persister...
Tarik
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