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Au Talent
" Il est clair que de votre amour il n'en sera jamais question, ce n'est d'ailleurs là ni mon propos ni mon intention, car je sais votre don et davantage ma position. Aussi permettez moi qu'en ces vers demoiselle de mes passions, je puisse, résigné, écrire ce que furent mes espoirs et ce que sont mes renoncements.
Vanité crédule prétendit un soir lire en vos mires
Croyant ainsi aisément débusquer l'essence de mes désirs
Sophisme affligeant gangue d'airain dont mon coeur se pare
Leurre omnipotent émois stupides d'un être jobard
Car larme versée je ne sais que trop la futile existence
De celui qui flatté aime sans once de patience
Comme pour mieux m'affliger ombres et lumières
Regard qui se perd et moi un peu plus
Soudain diaphane vint l'axe de lumière
Qui ignora le monde et dit non à ce parterre
Ondée de silence de paix et d'exclusion
Où le temps phénix prit le sien confusément
Preuve en est mélodie sibylline existe
En mon âme à jamais ses sillons persistent
Enfin je l'affirme en me parant de raison
N'ayant cure de vos haines et procès d'intention
Douceur séraphique du bonheur qui passe
Douleur endémique d'un coeur qui trépasse
Pour qui le glas tambours battants
Souffle sa haine et noie le tison
Et si je ne fus qu'une ombre parmi tant d'autres
Celle d'un coeur asservi implorant le votre
J'aurais aimé et quel bonheur d'aimer
Même si banni, séide je vous reste dévoué.
Nazim J.
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